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Comprendre et prévenir les parasitoses chez le chien et le chat

Les parasites représentent une menace fréquente pour la santé des chiens et des chats, qu’ils soient externes (puces, tiques, phlébotomes) ou internes (vers digestifs, protozoaires). Leur présence peut entraîner de fortes démangeaisons, des troubles digestifs, une baisse de forme et, dans les cas graves, des pathologies sévères.

Cet article détaille les différents types de parasitoses, leurs signes cliniques, les méthodes de diagnostic et les mesures préventives à adopter au quotidien pour protéger efficacement votre compagnon à quatre pattes.

Définition et impact des parasites

Un parasite est un organisme vivant qui se nourrit aux dépens d’un hôte. Chez le chien et le chat, il peut se loger sur la peau ou dans l’appareil digestif, provoquant irritation cutanée, perte de poids, anémie ou troubles neurologiques selon l’espèce concernée.

Les infestations répétées altèrent la qualité de vie de l’animal et peuvent favoriser la transmission de zoonoses, maladies transmissibles à l’homme. Un suivi vétérinaire régulier est donc indispensable pour un dépistage précoce.

Parasites externes : puces, tiques et phlébotomes

Les parasites externes sont responsables de démangeaisons intenses et de réactions allergiques. Ils se propagent dans l’environnement, sur les tapis, les lits et les arbres à chat. Agir rapidement limite leur prolifération et l’apparition de complications.

Les puces

Ces petits insectes sautants provoquent des démangeaisons sévères et peuvent transmettre la dipylidiose, une infestation par des vers plats. Un traitement antipuce régulier, associé à l’assainissement des lieux de vie, permet de rompre leur cycle biologique.

Les tiques

Les tiques se fixent sur la peau et se gorgent de sang, véhiculant la piroplasmose ou la maladie de Lyme. Après chaque promenade, inspectez soigneusement votre animal et retirez les tiques à l’aide d’un crochet spécialisé. Un traitement préventif mensuel réduit considérablement les risques.

Les phlébotomes

Très présents en zones méditerranéennes, les phlébotomes sont responsables de la leishmaniose, une maladie grave du chien. L’utilisation de colliers répulsifs et de pipettes spécifiques est recommandée durant la période d’activité de ces insectes nocturnes.

Parasites internes : vers et protozoaires

Les parasites internes vivent dans l’appareil digestif ou d’autres organes. L’infestation peut passer inaperçue avant l’apparition de symptômes digestifs, respiratoires voire neurologiques. La vermifugation régulière est la seule stratégie fiable de prévention.

Les vers digestifs

Les ascaris, ankylostomes et trichures se nourrissent des nutriments dans l’intestin, entraînant troubles de croissance, diarrhées et amaigrissement. Un bilan coproscopique semestriel chez le vétérinaire oriente le choix du vermifuge idéal selon l’espèce de vers détectée.

Les protozoaires

Giardia et coccidies provoquent des diarrhées persistantes, déshydratation et fatigabilité. Leur diagnostic repose sur l’analyse de selles. Les traitements spécifiques, souvent à base d’antiprotozoaires, doivent être complétés par une hygiène stricte de l’environnement.

Signes cliniques et diagnostic

Les signes d’une parasitose varient selon le parasite : grattage excessif, perte d’appétit, vomissements, diarrhées, toux chronique ou boiterie. Le vétérinaire procède à un examen clinique complet, suivi de tests de laboratoire (coproscopie, prise de sang, frottis cutané).

Prévention : traitements et bonnes pratiques

La prévention repose sur un protocole de traitement antiparasitaire adapté à l’âge, au mode de vie et à la région géographique de l’animal. L’intervalle entre chaque application varie selon les molécules et les espèces ciblées.

Traitements anti-parasitaires

Pipettes, colliers, comprimés ou sprays : chaque forme galénique a ses avantages. Discutez avec votre vétérinaire pour élaborer un calendrier personnalisé. L’administration combinée contre parasites internes et externes simplifie la prise en charge et augmente l’efficacité.

Hygiène et environnement

Nettoyez régulièrement les couchages, aspirez les sols et entretenez l’espace extérieur pour limiter les gîtes à puces et tiques. Un bac à litière propre et une désinfection périodique évitent la réinfestation par les vers digestifs.

Pourquoi consulter un vétérinaire régulièrement ?

Un suivi vétérinaire au moins deux fois par an permet d’ajuster les traitements antiparasitaires, de dépister précocement toute infestation et d’éviter la transmission à l’homme. Les recommandations évoluent selon l’apparition de nouvelles molécules et les variations saisonnières.

La lutte contre les parasitoses est un enjeu de santé majeur pour le chien et le chat. Une stratégie préventive rigoureuse, associée à un suivi vétérinaire régulier, garantit le bien-être de votre compagnon et contribue à la sécurité sanitaire de toute la famille.